© Esba TALM - Site de Tours

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Histoire et architecture

Fondée en 1760, l’École des beaux-arts de Tours est devenue Académie de peinture, sculpture, architecture et arts analogues en 1781, puis École régionale des beaux-arts en 1882. Détruite en 1940, elle a été reconstruite en 1958 au cœur de la ville sur les plans de l’architecte Jacques Boille. L’école est dotée d’un département Art depuis son ouverture, et d’un département Conservation-restauration des œuvres sculptées depuis 1983. Elle délivre deux diplômes nationaux habilités par le Ministère de la culture et de la communication : le DNAP (Diplôme national d’arts plastiques), en trois ans, et le DNSEP (Diplôme national supérieur d’expression plastique), en cinq ans, diplôme inscrit au répertoire national des certifications professionnelles au niveau 1.

L’École supérieure des beaux-arts de Tours Angers Le Mans – site de Tours (Esba TALM – site de Tours) est proche des bords de Loire et de l’Université François-Rabelais. Tours accueille chaque année plus de trente mille étudiants, avec une forte concentration de l’activité universitaire au centre ville. Le dynamisme et la vie ainsi générés sont renforcés entre autres par la proximité de grands établissements culturels, tels que le Cinéma d’art et d’essai Les Studio, le CCC (Centre de Création Contemporaine), le Conservatoire de musique à rayonnement régional, le Musée des beaux-arts, le Château de Tours (qui accueille des expositions, notamment celles du musée du Jeu de Paume), le Centre dramatique national, le Centre chorégraphique national et le Grand Théâtre – Opéra… L’école travaille de façon dynamique avec des associations culturelles de la ville et de l’agglomération comme Mode d’Emploi, White Office, Studio Celanie, Collectif d’artistes Média Tomé, Eternal Network, Rayons frais, l’Atelier Calder, Le pOlau, Parallèle(s) et de nombreux partenariats en région Centre. L’École est située non loin de la gare, à 55 minutes de Paris.

En 2010, l’arrivée d’une directrice, chef de projet, répond à la volonté conjointe de la municipalité et du Ministère de la culture et de la communication d’en redéfinir la structure et le fonctionnement dans le cadre global du devenir des écoles d’art au sein de l’enseignement supérieur. L’Esba TALM – site de Tours entend jouer pleinement son rôle dans l’actualité des enjeux artistiques et de recherche au niveau européen. Le Conseil municipal de la Ville de Tours a approuvé par délibération en date du 29 mars 2010 le principe d’évolution de l’ESBAT en Établissement public de coopération culturelle (EPCC) à caractère administratif, avec les écoles d’art d’Angers et du Mans. Dans une perspective européenne et internationale, chaque établissement se doit en effet de mettre en œuvre un projet fort qui l’identifie. C’est ainsi que se constitue à l’Esba TALM – site de Tours une articulation singulière entre art et conservation-restauration.

Paralèllement, Tour(s)Plus a décidé, en lien avec l’Université François-Rabelais, de regrouper en un même lieu les grands établissements d’enseignement supérieur et des acteurs de la vie artistique à l’occasion de la restructuration de l’Imprimerie MAME. Le nouveau site est destiné à regrouper l’École supérieure des beaux-arts de Tours Angers Le Mans – site de Tours, le département d’histoire des arts de l’Université François-Rabelais, l’École Brassart, ainsi qu’un département de l’École nationale du Paysage de Versailles, l’EPCC Centre Images et l’associationSans Canal Fixe. Sur ce site, à proximité de la Loire et en centre ville, vont se côtoyer des entités spécifiques tournées vers un même objectif : préparer à l’engagement d’une vie professionnelle d’artiste et à la recherche au niveau international.

Le cursus Conservation-restauration des œuvres sculptées a une place singulière dans le panorama des écoles d’art. C’est en 1983 que l’ESBAT a pris l’initiative de la création d’une formation spécialisée dans le domaine de la conservation-restauration des œuvres sculptées afin de répondre aux contextes pédagogique et professionnel. Il est apparu à la fin des années 1970 que les conservateurs-restaurateurs, d’un haut niveau scientifique, étaient insuffisamment nombreux dans toutes les disciplines et qu’un fort potentiel d’emploi existait auprès du Service de restauration de l’Inspection générale des musées classés et contrôlés, des ateliers décentralisés de la DMF, de la Direction du Patrimoine (Monuments Historiques), des musées de la Ville de Paris, du Centre Georges Pompidou, des entreprises spécialisées, des collectionneurs et du marché de l’art. Il s’agissait de la première filière française de formation à ces professions qui soit intégrée dans une école d’art. Par la suite, les écoles d’art d’Avignon et de Clermont-Ferrand ont ouvert une filière d’enseignement de la restauration des peintures de chevalet. L’enseignement, ciblé sur le patrimoine, s’accompagne d’une activité de recherche innovante qui trouve des applications concrètes dans la profession. Après étude approfondie des dispositifs d’enseignement comparables dans d’autres pays européens, il s’est avéré nécessaire de faire évoluer la formation par des compléments de contenus et de prolonger la durée de la scolarité. De trois années à l’origine, celle-ci est passée à cinq années en 1996. Le diplôme de fin d’études est de même niveau que celui délivré par les formations supérieures européennes existantes en matière de conservation-restauration.

Cette harmonisation s’inscrit dans la double perspective d’accroître la fluidité au sein de l’enseignement supérieur européen et de faire émerger un niveau de référence unique et clair.

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