ESBA Tours Conférences Vers un journalisme d’avant-garde

Vers un journalisme d’avant-garde

CONFÉRENCE PUBLIQUE DE MATHIEU KLEBEYE ABONNENC

Dans le cadre du cycle de rencontres L’oeil viscéral.

Le mercredi 21 mars 2018 à 18 heures, dans la salle rez-de-jardin à l’École supérieure d’art et de design TALM-Tours.

Né en 1977 et originaire de la Guyane Française, Mathieu Kleyebe Abonnenc vit et travaille à Metz.

« Dans son introduction au Clairvoyant Journal de la poétesse américaine Hannah Weiner, Patrick Durgin propose d’utiliser le terme de « journalisme d’avant-garde » afin de décrire les opérations et les inventions formelles à l’œuvre dans l’écriture de Weiner. Il souligne dans son texte que dans son écriture « Weiner ne cherche pas à être réalistement juste, mais plutôt à être éthiquement juste ; à l’autorité de l’expérience, elle préfère une autorité alternative et indéfinie qui serait celle de l’expérience de l’altérité. » Bien que ce terme de journalisme d’avant-garde soit très directement lié à l’œuvre d’Hannah Weiner, il m’interroge depuis quelques années, comme un horizon de mes pratiques et mes usages de l’art, un horizon duquel je tente de me rapprocher. J’aimerais donc discuter dans cette conférence les modes de fabrication et de diffusion de certaines de mes œuvres à l’aune de cette justesse éthique que j’évoquais plus haut. »

 À travers une démarche multiforme qui comprend les activités d’artiste, de chercheur, de commissaire d’exposition et de programmateur de films, Mathieu Kleyebe Abonnenc s’attache à explorer les zones négligées par l’histoire coloniale et post-coloniale. L’absence, la hantise et la représentation de la violence sont autant de thèmes abordés dans le travail de l’artiste qui procède par extraction et excavation et œuvre à la réinscription, dans l’histoire collective, de personnalités et de matériaux culturels passés sous silence.

Engageant souvent la collaboration d’acteurs issus de divers champs disciplinaires et incorporant la production de dessins, de films, de diaporamas et de dispositifs discursifs, la pratique de Mathieu Kleyebe Abonnenc se définit plus particulièrement en fonction d’une interrogation, d’un tissage d’affiliations et d’une réflexion sur le rôle des images dans la formation des identités.

Ses expositions personnelles récentes incluent Maintenir la distance, présentée par Guyane Art Factory, Cayenne, Mefloquine Dreams, présentée au MMK de Francfort, (2016) ; Chimen Chyen, présentée à la galerie Marcelle Alix, Paris (2015) ; Songs For a Mad King, présentée a la Kunsthalle de Bâle (2013) ; Orphelins de Fanon présentée à La Ferme du Buisson (2011-2012) ; Foreword to Guns for Banta, Gasworks, Londres, (2011). Expositions collectives récentes: Hétéronomonde, Miami; Stories of Almost Everyone, Hammer Museum, Los Angeles; (2018) Jiwa, Biennale de Jakarta, The Conundrum of Imagination, Leopold Museum, Vienna, Los Multinaturalistas, MAMM Medellin, (2017) All the Worlds Futures, Pavillon international de la 56ème Biennale de Venise , (2015) ; Leiris&Co, Centre Pompidou-Metz, (2015) ; 8eme Biennale de Berlin, (2014) ; ¿Tierra de Nadie ?, Centro Cultural Montehermoso (2011) ; Manifesta 8, Murcia (2010).

Pensionnaire de l’Académie de France à Rome – Villa Médicis en 2016-2017.

Il est représenté par la galerie Marcelle Alix, Paris.

Crédits : Mathieu Klebeye Abonnenc, Une pièce dans la maison de ma mère, (Wacapou), 2018.

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